Ironman frankfurt 2011 – compte rendu

Ca y est, c’est terminé. C’est fait. L’heure est au bilan.

Déroulement de l’épreuve :

Parti avec le groupe de l’ASVEL, hébergement en auberge de jeunesse à 15min du départ, la logistique était impeccable à 22eur/nuit. Il ne faut juste pas oublier les boules kies surtout si on a une chambre à coté du bar. Ambiance conviviale, nous étions les seuls triathlete au milieu de jeunes du monde entier, tout le monde parle facilement anglais, c’est sympa. La scène improbable le dimanche matin à 4h00 : on se lève pour prendre un gateau sport et un café, alors que les autres finissent leur bieres avant de partir en after.

J’ai fait chambrée avec Yves, JB, Regis & co, super sympa, en plus on était à l’opposé du bar. Pour le trajet, covoiturage avec Yves et Davos, bien cool là aussi. Ca fait parti des bons souvenirs du WE, merci les gars.

6h45, départ des pros / 7h00 départ des groupes d’age. Un petit regret que le speaker n’ait pas fait monté la tension par un decompte frénétique sur fond musical ROCKY IV, comme c’était le cas à Klagenfurt. Par contre, impossible de se perdre, les bouées suivent un alignement germanique tous les 25 mètres, pour peu, ils auraient presque carrelé le lac !

2 boucles avec une sortie à l’australienne, tout se passe bien, je nage tranquillement, à 1’37/100m. Bref, je nage à mon niveau, 380ième sur 2500.

8h03 : sortie du parc à vélo, transition correcte à environ 40 secondes des meilleurs. C’est parti pour ma partie de prédilection, je pars vite comme d’habitude et calme le cardio au bout de 15 minutes environ. Le vélo file au vent, la lenticulaire pousse fort dans les faux plats et je me régale à récupérer tous les teutons équipés jusqu’aux dents (strock, giant trinity, sheeva, P4, 808, 1090, sub9 … bref, tout l’arsenal possible inimaginable). Remarque, je fais pas trop tâche avec argon 112+mavic comete.

La veille j’avais ressenti un peu ma pate folle, et les 3 semaines de coupures ne me mettaient pas en confiance, du coup je joue la carte plaisir et je ne me freine pas trop, je gère à 145puls et continue ma remontée pendant près de 120bornes. résultat, par rapport aux pros qui tournent en 4h40, je n’ai perdu que 3minutes apres 3h00 de courses. Mais là les choses se gatent. La tendinite revient, le cardio commence à plafoner à 130, je me mets en mode survie pour rentrer au port et perd une partie de mon avance sur la fin de parcours. Je boucle les 2 tours en 4h53, 50ième temps scratch.

A noter, une bonne partie du bike s’est déroulé sous la pluie et par 10 ou 12°C, par deux fois on traverse un secteur pavé qui « sort la monnaie des poches (dixit Yves). Et la dernière bosse « powerbar … le sponsor », est impressionnante, du monde du monde … malgré la pluie ! Du coup, rien que pour ça, je referais bien le parcours une autre année.

Cette année, je ne me suis pas paumé, par contre j’ai loupé l’arrivée, du coup, par rapport aux autres concurrents, j’ai systématiquement 1minutes de plus sur le dernier kilomètre ! …. les arbitres de m’ont pas arrêté, moi j’ai pas freiné, le nez dans le guidon et c’est seulement apres avoir dépasser le parc à vélo que j’ai compris mon erreur et que j’ai du faire demi-tour … j’allais repartir pour un troisième tour ! …. on ne se refait pas!

On attaque le marathon, je démarre pas un transition très longue, sans pression, je sais déjà que j’ai peaumé toute chance de bonne performance, ma guibole continue de faire mal. Mais finalement les 10 premiers kilomètres me permettent de courir à un peu plus de 13km/h, mais les 2 arrets toilette font un peu tomber ma moyenne. Pour une prochaine fois, faudra mieux gérer l’alimentation sur les dernières 24heures. Bref, je repars, mais à partir du second tour (au total 4 tours de 10,5km), le genoux droit couine, arret chez les secouristes, glace, étirements …. bref, objectif « DNF is no option!! ». Mais que c’est dur et c’est long surtout. Heureusement que le parcours est sympa, qu’il y a des supporters tout le long, on n’a vraiment pas le droit de s’arrêter! Je sais aussi que pas mal d’amis, famille … sont derrière leur PC sur www.ironmanlive.com en train de penser à moi. Bref, je garde la motivation et boucle tant bien que mal le marathon en 3h42.

L’arrivée est royale, tapis rouge, des spectateurs par centaine, j’arrive seul, personne devant ni derrière, l’émotion est grande, merci au fan club asvel resté tout le long sous la pluie, une super journée.

Ensuite, la logistique Ironman continue, médaille, serviette collector, photo souvenir, le tout assisté par un bénévole pour aller chercher son sac, prendre une douche et retrouver tout ses potes autour de pizza et biere sans alcool, hum trop bon.

C’est mon second IM, surement pas le dernier, je suis pris par le virus du long. J’ai la frustration de ne pas avoir pu m’exprimer comme je le voulais, je vaux mieux que ça, mais pas de regret, car vu ma fin de prépa cahotique, le manque de foncier et la tendinite, je ne pouvais pas vraiment faire mieux ce WE. J’aurai pu par contre lever le pied à vélo pour etre plus frais sur le marathon, mais là au moins, je me suis fait plaisir à vélo. Par rapport à Klagenfurt, ça n’a rien à voir, il y a moins l’excitation, l’inconnu de la première fois. Il n’y a pas la satisfaction d’avoir fait une belle perf alors que personne ne l’attendait. Et il y a aussi moins de bobo, moins de courbatures, aucun ongle cassé, bref, il y a plus de métier. Il y a surtout l’envie de recommencer, un peu comme après Nice Cannes. Pas de déception, mais une grosse envie de faire mieux la prochaine fois. Je reste donc sur mon idée d’aller chercher la barre des 9h00. Par contre, il faudrait que je passe un palier en natation afin de me retrouver avec des rouleurs de mon niveau, car en fait, comme je passe mon temps à remonter des groupes, je grille pas mal d’énergie et je ne roule pas assez régulièrement. Bref, ça annonce un bel hiver chloré !

Quelques retours d’expérience à prendre en compte pour la prochaine fois : base foncière à vélo à renforcer, c’était vraiment trop juste, meme si j’avais pas eu les pépins les 3 dernières semaines. FC cible : 145 me parait pas mal. 105tpm reste aussi d’actualité. La comète  +++ !!

Alimentation avant course : trouver un régime sans déchet (à potasser avec Sam et Yo). Alimentation en course : boisson Iso + powerbar : impecc . Ne pas hésiter à prendre un coca au début du marathon puis, eau / iso / banane/ gel.

Course à pied : matos : chaussette + vaseline : impecc. Pour les allures, je pense qu’a 4’20 j’étais dans le vrai, faut juste que je finisse le bike un poil plus frais.

Les résultats : ici

les photos : ici

les temps intermédiaires :

Xavier P’hilippe

BIB AGE STATE/COUNTRY PROFESSION
2876 34 SEYSSIN FRA (France)
SWIM BIKE RUN OVERALL RANK DIV.POS.
1:02:03 4:53:26 3:41:52 9:44:19 178 48

LEG DISTANCE PACE RANK DIV.POS.
SWIM SPLIT 1: 2.1 km 2.1 km (34:06) 1:37/100m
SWIM SPLIT 2: 3.8 km 1.7 km (27:57) 1:38/100m
TOTAL SWIM 3.8 km (1:02:03) 1:37/100m 382 86
BIKE SPLIT 1: 12.9 km 12.9 km (18:16) 42.37 km/h
BIKE SPLIT 2: 24.3 km 11.4 km (18:13) 37.55 km/h
BIKE SPLIT 3: 30.3 km 6 km (8:10) 44.08 km/h
BIKE SPLIT 4: 44.6 km 14.3 km (22:29) 38.16 km/h
BIKE SPLIT 5: 61.2 km 16.6 km (25:59) 38.33 km/h
BIKE SPLIT 6: 86.1 km 24.9 km (38:38) 38.67 km/h
BIKE SPLIT 7: 97.2 km 11.1 km (16:50) 39.56 km/h
BIKE SPLIT 8: 108.6 km 11.4 km (19:18) 35.44 km/h
BIKE SPLIT 9: 114.7 km 6.1 km (8:26) 43.40 km/h
BIKE SPLIT 10: 129 km 14.3 km (23:30) 36.51 km/h
BIKE SPLIT 11: 145.6 km 16.6 km (27:44) 35.91 km/h
BIKE SPLIT 12: 170.7 km 25.1 km (43:55) 34.29 km/h
BIKE SPLIT 13: 179.5 km 8.8 km (20:33) 25.69 km/h
BIKE SPLIT 14: 180 km 0.5 km (1:25) 21.18 km/h
TOTAL BIKE 180 km (4:53:26) 36.81 km/h 74 14
RUN SPLIT 1: 1.7 km 1.7 km (9:26) 5:32/km
RUN SPLIT 2: 3.0 km 1.3 km (5:57) 4:34/km
RUN SPLIT 3: 6.0 km 3 km (14:40) 4:53/km
RUN SPLIT 4: 7.7 km 1.7 km (12:17) 7:13/km
RUN SPLIT 5: 12.2 km 4.5 km (20:59) 4:39/km
RUN SPLIT 6: 13.5 km 1.3 km (6:36) 5:04/km
RUN SPLIT 7: 16.5 km 3 km (14:11) 4:43/km
RUN SPLIT 8: 18.2 km 1.7 km (7:28) 4:23/km
RUN SPLIT 9: 22.7 km 4.5 km (22:32) 5:00/km
RUN SPLIT 10: 24.0 km 1.3 km (8:24) 6:27/km
RUN SPLIT 11: 27.0 km 3 km (16:51) 5:37/km
RUN SPLIT 12: 28.7 km 1.7 km (9:50) 5:47/km
RUN SPLIT 13: 33.2 km 4.5 km (22:56) 5:05/km
RUN SPLIT 14: 34.5 km 1.3 km (7:27) 5:43/km
RUN SPLIT 15: 37.5 km 3 km (16:44) 5:34/km
RUN SPLIT 16: 39.2 km 1.7 km (9:23) 5:31/km
RUN SPLIT 17: 42.2 km 3 km (16:11) 5:23/km
TOTAL RUN 42.2 km (3:41:52) 5:15/km 178 48
TRANSITION TIME
T1: SWIM-TO-BIKE 3:38
T2: BIKE-TO-RUN 3:20

5 réflexions sur « Ironman frankfurt 2011 – compte rendu »

  1. Ben dis-donc, quel compte tendu de pro !! Bravo pour ton moral, ton analyse incroyablement lucide (je me demande comment tu arrives à prendre autant de recul !) et ta perf, car quand même il fallait avoir un sacré moral pour terminer cet ironman dans ces conditions. ça promet pour l’année prochaine et les années à venir… C’est sûr que si déjà tu élimines les erreurs de parcours, les pauses toilettes, et que tu ralentis à l’arrivée pour qu’ils aient le temps de te voir passer et d’arrêter le chrono, ça te fera du temps gagner facilement 😉

  2. … Ah oui j’oubliais : je confirme qu’on était tous devant notre écran à faire F5 toutes les 30 secondes pour suivre en direct et à stresser, surtout pour le marathon, dès qu’ils mettaient du temps à mettre en ligne les derniers temps de passage !

  3. Bravo! C’est déjà une très belle performance 9h44, quoique tu en dises.
    A bientôt! Bises

  4. nous étions à l’ile d’oléron, et j’ai pu voir les commentaires facebook par contre je ne pouvais pas en laisser (de mon téléphone). Bravo en tout cas! pas de bol pour la tendinite mais de bonne raison d’espérer pour des perfs encore meilleures l’année prochaine! C’est clair que sortir avec les meilleurs en vélo te permettra de faire un meilleur temps encore à moindre effort! « bon rétablissement ».

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