Marathon Paris 2015

Ah Paris, la tour Eiffel, l’arc de Triomphe … on va faire du tourisme? .. euh non juste 42km pour fêter le printemps et le retour des beaux jours.

Ce marathon en début de saison correspondait à plusieurs motivations :

  • l’épreuve en elle même, ça fait partie des choses à faire
  • l’entrainement nécessaire qui devrait me permettre de gagner un peu en vitesse pour la suite de la saison de tri
  • la convivialité, quelques copains et Delphine devait prendre le départ, retourner sur Paris, voir un peu la famille

Un petit résumé de la course et de la préparation :

  • 12 semaines de spécifique, moyenne 60km/sem (2sem à 80)
  • 2 dernières semaines quasi vierge à cause d’une contracture
  • premier semi en 1’21 (all 3’50)
  • des premiers signes de fatigue au 30ieme
  • de grosses crampes, ou plutot contractures, aux cuisses au 37ieme
  • et 4 derniers kilomètre à 10/12km/h – bilan 2h53

Conclusion : l’objectif non atteint, je visais 2h45, mais la satisfaction d’avoir courur les 30 premiers kil vite et relaché, avec un cardio plus bas de 10 pulses versus marathon Nice Canne 2010.

Quels enseignements ?

  • marathon et triathlon c’est pas compatible en début de saison, disons, pas compatible pour aller chercher une grosse perf. (je développerai plus tard)
  • pour aller chercher une perf, il faut un fort kilométrage pendant au moins 4 semaines

Analyse via Strava des coureurs entre 2h40 et 3h00

Grace à Strava, j’ai analysé la moyenne hebdo des 2 derniers mois de 60 coureurs. J’ai pris que des pures coureurs, pas de triathlètes qui eux ont plus de kilomètres à cause du vélo, of course.

Gross modo, pour passer sous les 3h00, il faut 70km hebdo en moyenne  et sous les 2h50 c’est 80km hebdo.

La courbe rouge représente la moyenne et les points bleus, les valeurs des coureurs. Il y a bien un coureur en 2h42 avec moins de 60km/sem, mais on va considérer qu’il s’agit d’une anomalie, ou bien que sur strava il manque des datas.

Bref, ce qui est important c’est la tendance.

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Et lorsqu’on regarde en détail, sur certains coureurs, on voit systématiquement au moins 5 semaines avec des plus forts volumes :

exemple , d’un coureur qui termine en 2h45, avec 87km/moy sur Fev, Mars

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Conclusion :

Je ne dis pas qu’un triathlète ne peut pas sortir un marathon en 2h45 avec 60km/sem + d’autres entrainements en vélo, natation en complément.  Mais je pense qu’un début de saison, on est trop pré-occupé par la saison qui arrive et du coup, on n’est pas 100% disponible pour borner à pied, ce qui est une partie de la clef du succès.

Si je dois retenter d’un 1 ou 2 ans un marathon pour passer sous les 2h45, je m’y prendrai différemment :

1/ je choisirai un marathon de fin de saison, afin d’etre 100% dispo lors de le préparation. Arrêter la muscu et la natation, et ne conserver qu’un peu de vélo en récup et pour une sortie foncière.

2/ Je construirai un plan sur 5 ou 6 semaines maxi. L’idée s’est d’utiliser la saison de triathlon comme base foncière et donc de ne faire qu’une phase d’allure spécifique. Se fixe un objectif de 90-100km hebdo sur ces 5 ou 6 semaines. (1 sem light, 3 sem chargées, 2 sem d’affutage)

Bref, RDV en Automne 2016 ou plutot Automne 2017, ce sera l’année de mes 40 ans, je me dis que ce sera un bel objectif de fin de saison 😉

 

Compte Rendu détaillé

Bon, allez, quelques détails sur ce marathon du 12 Avril 2015 :

Monté en Renault Traffic avec quelques copains du boulot, on fait 3 Haltes : une pour poser des gamins, une pour charger des 4 paires de roues sur une aire d’autoroute lyonnaise, une troisième pour déposer les roues du Team sur une aire d’Autoroute parisienne … je ne vous explique pas le traffic!

Arrivé 10 heures plus tard porte de Versaille, on va récupérer nos dossards, et on passe par le salon du Running, une petite photo avec le beau-frère qui officie sur le stand Saucony :

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Puis une photo avec les copains de Soitec :

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Le soir, ma cousine nous accueille dans son appartement parisien, bonne soirée avec plein de super plats (elle assure grave, un vrai cordon bleu) … du coup, je ne mange qu’une assiette de pate … bah, oui faut quand meme faire le métier.

Le matin, debout 6h30, puis Métro jusqu’à Etoile. Le stress monte doucement, mais surement comme d’habitude. Beaucoup de monde, finalement, le temps presse et l’heure du départ arrive tres vite.

Je retrouve Jérome, du Team Argon, dans le Sas de départ préférentiel, on part juste derrière les keynians.

Le départ est donné, je pars en suivant Jérome, allure 3’30 / 3’40 , puis rapidement  je le laisse partir, il part pour faire 2h35, et je relache et me calle progressivement sur la cible autour de 3’54. Je commence par me faire doubler, les 4 premiers kil étaient trop rapides, mais tout va bien. Les 10km sont passés en 38’25. Cardio autour de 155.

On aborde le bois de Vincennes, et lorsqu’on quitte Vincennes, un faux plat descendant nous fait accélérer autour de 3’45. Puis sur les quais de seine, on maintient l’allure. Je suis à ce moment plutot bien, avec un petit groupe de coureur.

J’avais donner un rendez-vous au 27ieme à 10h30 à Delphine et ma cousine, j’y passe à 10h29 avec un peu d’avance, excusez moi du peu …  Au 30ième je double Jérome, tient donc! il a explosé en vol et essaye de maintenir un petit 12km/h.

Vers le 35ième, ça se corse et une montée sur les pavés dans le bois de boulogne à raison de moi. Vers le 37ieme, grosse défaillance, les jambes se tétanisent les quadri bloqués, impossible de remettre la machine en route. Pres de 300 places de perdues et quelques 10′ s’envolent en fumée.

Je termine finalement avec Jérome, qui me ratrappe vers le 39ième. J’ai du mal à courir à 10km/h et lui arrive difficilement à tenir le 12, je lui propose qu’on termine ensemble en se calant à 11km/h … mode finisher (y’a qu’à voir nos gueules à l’arrivée)

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un petit schéma  graphique de ma course

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la fin du voyage est plutot rigolote, quoi que douloureuse, les gens me regarde parfois bizarrement lorsque je fais le moon-walk dans le métro.

Fin du voyage tard le soir, apres un retour en TGV.

 

Moon Walk Style

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Une réflexion au sujet de « Marathon Paris 2015 »

  1. Tout à fait d’accord avec toi xav. Après c’est aussi logique car un super marathonien ne peut pas briller sur ironman rien qu’en courant.
    J’ai peu d’expérience sur marathon mais je préconise l’ultra régularité afin de performer tout en se faisant plaisir jusqu’au bout. La réussite d’un marathon passe par l’absence du mur. Mais il faut se connaître pour connaître son rythme limite. Et là peu la connaisse leur limite

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