Embrun 2012

A compléter : petit CR du 15 aout 2012.

Apres Roth, la forme étant là, et ayant bien récupéré, disons, qu’il n’y a pas de bobos, je profite de la forme du moment pour me lancer dans un vieux rêve : Embrun.

Une prépa accélérée : Roth / 1 semaine de recup / 3 semaines d’entrainement avec du fractionné en bosse (le murier) et 3 sorties longues de montagne (type 130km  3000D+).

Question matériel, j’ai hésité entre le vélo de route et l’argon, finalement mon choix se portera que ce dernier. De vielles douleurs sur le facia lata sont revenues avec le vélo de route et finalement, l’argon ne grimpe pas si mal. Si c’était à refaire, je garderai mon choix, il m’aurait fallut plus longtemps pour m’habituer au route et en tirer des bénéfices. Si je devais préparer Embrun et que ça, je le ferai en vélo de route avec de nombreuses cyclosportives en préparation, environ 7h00 de vélo, c’est long!

J’arrive donc en toute décontraction au camping avec une copine Delphine (un grand merci encore!) qui a géré Maelle (ma fille) durant cette aventure. On profite de la plage, des potes, des animations dans la ville. Le lendemain matin,à 4h00 debout, en fait j’étais réveillé depuis 2h30 … nuit tres courte donc. 6h00 le départ est donné dans le noir, on m’avait prévenu, ça passe pas trop mal, mais jusqu’au bout ça continue à batailler.

Bref, 1h01 apres le coup de pétard, je sors de l’eau, saute sur ma monture et commence à remonter les files de vélo, tel un saumon remonte dans son ruisseau. Sortie environ 200ieme, je me retrouve dans les 60 au pied de l’Izoard, et là les ennuis commencent. C’est dur, ça monte et mon dos me fait terriblement souffrir. Bref, je dois meme m’arréter dans la montée, mais c’est avec bcp d’émotion que je découvre ce col mitique, que j’avais vu maintes fois sur le petit écran en juillet.

En bas du col, je crois Mathieu, le président, je m’arrete 1 min pour bavarder un peu, expliquer que « p… c’est dur! », mais le retour s’annonce dur dur également.

plus tard, dans la montée de Palon, je croise Delphine et Maelle, je m’arrete pour un bisou. Maelle est tout contente et fier de son papa! Je les recroiserai un peu plus tard dans la vieille ville d’embrun. Et arrive les 10 derniers KM, qui n’en finissent pas, le parcours monte, remonte et remonte encore et pendant ce temps, je pleure de douleur, mes gros orteils ont  gonflés et me font trop mal. J’ai trop peur de l’abandon forcé, ce serait trop dommage. Quand je bascule enfin, il ne reste que de la descente, mais ce seront les pires kilometres, chaque secousse est un enfer sous plus de 35°C à l’ombre.

Je chausse les basquettes, enfin, c’est la délivrance. Je repars tranquillou à 5min/km, ça va, je suis autour de la 100ieme place. ça va pas mal, mais comme cela m’est déjà arrivé, erreur d’aiguillage, manque de lucidité, je me paume sur un croisement et je commence à refaire une boucle déjà faite. Hop, les fils se reconnectent …. demi tour, et je redouble à nouveau les memes  … pas top pour le moral. Mais je sais qu’a l’arrivée, une petite fille m’attend et que plein de potes sont derriere leur PC, alors, hop hop, on repart.

Arrive le 30ieme km, toujours aussi chaud, dans une zone sans ravito pdt 5 km, et la c’est l’erreur, je m’allonge à l’ombre, et jamais je ne repars, bref, c’est dur dur, je perds une bonne demie heure, mais ensuite, je repars avec un compagnon de fortune à 8km/h, puis ça revient, je me réalimente, je fais un mélange sel/coca et je termine ainsi à 13Km/h les 7 ou 8 derniers km. Arrivée en fanfare, en pleine forme finalement, main dans la main avec ma fille.

Bref, c’etait une longue journée.

Ensuite, massage, récupe, ravito et on va chercher un resto dans la vieille ville, on y croise bella bayliss, triathlete Pro, super sympa ! On discute un moment, puis énorme Pizza.

Au final, 12h49 d’effort (1:01 / 7:15/ 4:26 + transitions), 101ieme, un super souvenir, ca c’est fait. J’ai vu cette épreuve en 1992, et c’est ça qui m’a donné le gout de l’effort, je m’étais dit « quand je serai grand je ferai ça! ». Un grand merci à tous ceux qui m’ont pris pour un fou, à tous ceux qui m’ont encouragé, à ma famille, a Delphine B. qui m’a soutenu depuis l’Irlande, a tous les potes blessés, à Delphine P qui a assuré la logistique avec Maelle, et enfin à ma fille , supportrice malgré elle  😉  …

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