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Doussard 2014 – 4ieme participation, 4ieme place

Depuis 2011, je n’ai pas loupé une seule édition de ce beau LD au bord du lac d’annecy aux eaux christalines. C’est surtout l’épreuve reine d’Echirolles Triathlon qui permet de décerner le titre de Champion du Monde de la Frange Verte, Championnat tres officiel interne AL Echirolles Triathlon, au règlement évolutif selon les éditions et qui  ne récompense pas forcément le premier du club 😉 parfois le mérite paie. [+ d’info]

Quoi qu’il en soit, cette année, tout les ingrédients étaient réunis : une dizaine de potes, des supporters (mes parents, ma copine Delphine), un demi milliers d’autres participants, du soleil et un règlement simple cette fois : le premier qui franchit la ligne est sacré Champion du Monde de la Frange Verte. Et à ce petit jeu, pour la premiere fois, je décroche le titre en terminant à une belle 4ieme place au général, suivi de tres près par mon camarade de club Nicolas qui signe le 5ieme temps. (on gagne rien … juste le droit de payer une tournée à ses potes qui ont pris le départ !) L’an passé, Nico était monté sur le podium, à la 3ieme place et quant à moi, pas mieux, 4ieme! Mais toujours tres content.

Depuis le 70.3 d’Aix, j’avais continué à taper dedans pour préparer Nice. La pire séance fut 180km à un bon rythme enchainé par 12km avec de l’allure, puis le lendemain matin, 33km avec 3×3000 à 14,5km/h. Une boucherie. Il m’aura fallut pas loin de 10jours pour m’en remettre. Vendredi et Samedi juste avant Doussard, j’ai continué à charger, 100km le samedi. Du coup, j’ai abordé Doussard un peu entamé, … comme prévu. Et j’ai terminé très entamé, à cause de la chaleur principalement, car question watts et allure, on ne peut pas dire que je sois allé bien vite. (3ieme temps vélo et 7ieme temps à pied quand meme, c’était une course dure, ou ceux qui n’abandonnaient pas et ne marchaient pas, finissaient devant).

Du côté de l’Epaule, j’ai passé un Arthro IRM le 28 mai (pour ceux qui ont loupé le dernier épisode : chute a ski 11 mars, fracture tete humerale, inflamation … kine, reprise de la nat en douceur depuis début juin), Cela a permis de bien identifier ce qui reste de la chute : un os encore fragilisé et enflamé, un bout de tendon un peu écrasé, fissuré et une inflamation sous la clavicule. Tout ceci explique les douleurs que je ressens encore, mais selon le docteur, je suis en avant sur la guérison. … ça me fait une belle jambe 😉  mais ça m’a redonné le moral.  Donc j’ai repris de plus belle : glace tous les soirs, et grosses séances longues de muscu sur mon bras droit. … je vais devenir comme ces crabes sur les iles ! hihihi.

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Question volumes horaires, ça reste raisonnable :

  • 13h la semaine apres Aix (c’est sur le week end que j’ai envoyé la grosse séance),
  • puis 12h la semaine suivante
  • et 16h cette semaine qui vient de ce conclure par Doussard.

 

Le film de la course :

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11h15 : départ dans l’eau, bonne baston pour passer à ras du poteau, tout en visant la bouée au loin. Je panique et m’éssouffle un peu. Au bout de 10min je commence à y voir plus clair et m’applique à tirer loin sur le bras droit et pousser loin derriere sur les deux bras et surtout à glisser. Comme d’hab j’ai le sentiment d’être tres loin de la tete  … c’est pas faux, je sors 5min derrière les premiers, meme si je pointe à la 50ieme place, j’aurai pensé pire.

 

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11h48 : ça y est, j’enfourche mon Argon E118 (le petit nom de ma machine de guerre à deux roues). Je déclenche le chrono.

Cette année, j’avais tout prévu pour éviter de partir en sur-régime : j’ai une feuille de route à suivre, avec les temps intermédiaires, basée sur mes éditions précédentes … Sauf que,  je découvre durant l’épreuve que le parcours à changé (j’aurai du enlever mes boules kies pour le briefing 😉  ) Du coup, toute ma stratégie tombe à l’eau. Il me reste donc les watts et le cardio. Meme si j’appuie un peu moins qu’a Aix,  je démarre quand meme les 30premiers km à 310NP, ce qui me permet de rejoindre le top10 assez rapidement au niveau du demi tour dans le col. Dans la descente, je recroise les copains précédemment doublé et les autres, Je découvre aussi Rota en tete, quelle surprise 😉 (c’est un PRO et il a déjà gagné un Ironman!), suivi de petits groupes de 2, puis les TMT (Damien et Espitalier), puis Nico et moi !

J’attaque la descente avec grand plaisir, en slalomant entre les voitures, en beuglant pour qu’ils trouvent comment se servir de l’accélérateur, ou à défaut de l’option cligno/freinage/priorité aux cyclistes. Les rapports avec les automobilistes sont parfois un peu musclés, mais bon an mal an, je me fais de la place.

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Je stabilise cette seconde partie autour de 260NP avec un cardio toujours étonnamment haut, FC156. Mais je ne suis pas essouflé outre mesure. Je pense que la chaleur a du jouer sur ce paramètre vu mon état à l’arrivée.

au 65ieme, Nico reprend les commandes et je le laisse filer, il envoie trop fort pour moi. Le cardio  se calme vers 145, par contre, plus de watts : 212NP sur cette fin de parcours. Conclusion … je suis parti encore trop vite et manque de fraicheur avec ce que j’ai fait la veille, plus grosses chaleurs .

Dans la bosse de Talloire : 

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Mais j’ai vraiment l’impression que dès que je monte sur le bike, j’ai l’énergie qui coule dans les jambes comme un robinet ouvert. Sans être essouflé outre mesure, meme si le Cardio est haut. Je peux envoyer plus de 350watts (cf 70.3 Aix) sans avoir l’impression d’être au taquet. Mais ensuite, j’ai toujours un peu plus de mal !

Bref, à Nice faudra vraiment etre prudent et surtout pas d’emballer sur les 30 premiers km.

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14h15 : je pose le vélo en 8ieme position, j’enfile lunette, casquette, chaussette et je prends la petite gourde à la main : C’est ma nouvelle stratégie :

un semi = 1h30, donc un gel (SIS : gout framboise / cafeine) de 60g par demi heure + une capsule de Salt stick ouverte par demie heure. Donc si vous comptez bien : 3 gels et 3 capsules le tout bien mélangé, hum, on en mangerait presque ….

Le départ est dur dur, pendant 2km, pas de ravito, le gosier sec, et pas d’ombre pour faire passer ces 30°C à l’ombre (un vrai cagnard!). J’avance prudemment, petite foulée, en me disant que si c’est dur pour moi, ça doit en être de même pour les autres.

14h30: premier ravito, je m’arrête, coca, eau, aspergeage pour refroidir la machine et j’aperçois à l’ombre d’un parasol, le vainqueur de l’an passé, terrassé par la chaleur. -1 !  je repars et là, je croise en sens inverse, le favori du jour : Sylvain Rota : -2 me dis-je!  Je suis alors 6ieme. Surtout ne rien lacher …

Premiere montée, à la fraiche, petite foulée toujours, le cardio est stable vers 145/147. C’est dur , mais ça tient. Arrivent les premiers faux plats, je peux dérouler, mais toujours personne en vue. Au second tour je récupère le 5ieme, ça me redonne un coup de booste. Plus que 8 ou 9km et ce sera terminé. Dans la derniere descente, je reprends Nico et j’en termine à la 4ieme place.

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Une fois la ligne d’arrivée passée, j’essaye de boire, manger, mais pas trop le gout, la tete me tourne, le corps se relache. C’est finalement dans le poste des secouristes de la croix rouge que je finirais. Bonne grosse désydratation, qui me vaudra une perf d’eau salé et un peu de glucose. Je bois encore 2 litres. Le soir, à la pesée, je constate qu’il manque encore 2kg comparé à la veille … j’ose meme pas imaginer ce que la balance aurait annoncé juste apres mon arrivée.

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Résultats complets :

http://www.triclair.com/half-doussard-resultats-1727.htm
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19h00 : remise des prix (et oui, c’est du Longue Distance … donc y’a de Longues Attente pour les podiums !)

4ieme place :o)    (un surper sac Oakley en lot)  et  2ieme place par équipe (2 magnifiques T-shirt Mavic) et on attend encore la loterie (on est joueur et Pat Mermillod sait toujours dénicher des tonnes de lots) et là, c’est Nico qui gagne une nième paire de housse de roues Mavic, du coup il nous en donne une, thanks the Saints.

21h00 maison

23h00 dodo

01h00 réveil

02h00, n’arrive pas à s’endormir

03h00 toujours pas dodo ….

03h30 fait ch… demain est un autre jour !

 

Conclusion :

Résultat inespéré, vu le nombre de gros clients présents sur la start list, mais la chaleur est passée par là, et surtout, mon handicap en natation n’a pas été si pénalisant. L’an dernier, je perdais 5 min sur la partie aquatique, cette année 5 min également … finalement, meme avec une épaule en moins, j’ai pas tant perdu.

Désormais il reste 3 semaines avant Nice, premiere étape : récupération post-Doussard (j’ai bien démarré : ce lundi 4h30 de bike   … promis demain j’arrête), puis reprise de la natation avec de vraies séances et encore 1 bonne sortie vélo de 5h, quelques courses à pied, et on y sera.

 

Remerciements :

merci à mes parents pour leurs encouragements , et à Delph pour ses encouragements, son soutien et support inconditionné au quotidien :-*

merci à Nico (et plus généralement à tous les concurrents) qui m’a encore une fois permis de repousser mes limites.

merci à Nicolas mon kiné pour le travail fait sur cette épaule.

merci aux GO (gentils organisateurs du TMT) et aux bénévoles sans qui tous ces beaux moments ne seraient pas possibles.

merci à mon boss qui me colle des meetings à 06h15 du mat’  … pour aller rouler ensemble sur la nationale, et à tous mes sparing partners plus généralement

bref, merci à tous ceux qui m’entourent et m’accompagnent dans ces aventures 😉

 

… RDV dans 3 semaines

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CR 70.3 Aix en Provence

Le week end dernier nous sommes descendus dans le sud pour le Half d’Aix. Premier Half pour Delphine, et premier test dans la préparation pour ma part.

Vu les problemes d’épaules, j’avais revu les Plans. L’objectif était de limiter la casse (au sens propre) en natation, de faire un vélo bien posé en surveillant les watts, puis de bien courir à pied. Temps annoncés : 32min/ 2h26 / 1h22

Au final, temps réalisés : 32min / 2h24 (+10min) / 1h29

En résumé : content pour la nat, vélo un peu trop rapide, apres avoir perdu 10min sur une crampe, et au final une course à pied en deça des espérances. 142ieme sur 1600.

 

Bonne natation en glisse, en évitant la baston. Beau plan d’eau, orga plutot bien, meme si un peu point top que les labels IM en allemagne.

Finalement meme avec 2 mois sans entrainement, j’ai de bons restes. Mais je vous assure que je préférerai pouvoir forcer sur cette épaule sans appréhension…

Au début du vélo, je me paye une crampe sur la cuisse gauche qui me cloue au sol. Je reste 10 min à regarder passer des vélos et à essayer de faire passer ma crampe. Surement des conséquences du trajet voiture, un peu comme l’an passé à Frankfurt .. faudra faire gaffe pour les prochains. Ensuite j’accroche un bon groupe : Eric Millard du BMT et Christophe Lemery de Paris. On roule bien callé pendant tout le bike. Ca roule fort, costaud cet Eric, je mets une pièce sur lui pour Frankfort.

Je reste derrière, mais pour les bosses je prends les devants. Par contre sur les faux plats descendants je me fais poser par Eric …  A peine le temps d’admirer les superbes paysages, une descente bien technique au milieu du parcours avec beaucoup de virages serrés.

Je rattrape Delphine vers le 30ieme, elle a l’air en forme, pas trop le temps de m’attarder, mes compagnons de route continuent à filer.

On pose les vélos au parc, s’en suite 500m à courir pied nus sur le bitume, un peu longuet … puis c’est partie pour une course à pied bien casse-patte dans Aix en Provence, des virages, des montées, des descentes, du gravier, un beau parcours exigeant. 4 Tours à enchainer. Je pars en petite foulée, essayant de viser le 180rpm, mais pas facile à maintenir. La moyenne sera de 174rpm au final. Bien mal au ventre , comme un point de coté pendant 15bornes, ça commence à aller bien à la fin, surtout ça sent l’arrivée !

Vers le 12ieme je redouble Delph qui était dans son premier tour, d’ou le ralentissement au 12ieme à pied et à l’arrivée nous avons retrouvé nos filles, et les grands parents. Bref, un beau week end entre mer, famille et sport.

 

Deux graphs d’analyses assez explicites :

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Commentaire sur la partie vélo : c’était une course importante pour avoir mes premières références sur les Watts à suivre.

J’essaye de me caler sur des Watts Normalisés moyens par 5km. Et je regarde ce paramètre sur mon compteur.

On voit clairement qu’au début je suis trop faut et qu’à la fin, meme si les descentes peuvent excuser la baisse de régime, j’ai du mal à tenir le rythme. Il serait préférable de partir moins fort disons 300/320w, côté cardio, ça devrait suivre aussi, en restant sous les 150, on retrouve mes valeurs cibles de 2013.

Lors des descentes, les watts chutent, le cardio tangente les 145puls.

Il faut vraiment que je lève le pied au début du vélo, car je pense que mes points de côté sur la course à pied sont les conséquences de ces pics d’intensité en début de vélo.

 

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Côté course à pied, on voit facilement le coup de moins bien sur le 3ieme tour (entre le 11 et le 15km). La fréquence Cardiaque est plus faible qu’en vélo, comme souvent chez moi. Il faudrait pourtant que j’arrive à inverser la tendance. C’est seulement sur le 4ième tour, à partir du 17ieme que j’ai réussi à monter les pulses et la vitesse.  Mais jamais je ne suis passé au dessus du 15km/h. Bref, j’étais plutot sur un mode Marathlon Ironman en survie que sur du sprint ou je lache les chevaux.

Par contre, le travail sur la foulée et la cadence m’a bien servi dans les moments plus difficile, je restais concentré sur cette fichue cadence.

 

Cette semaine, place à la récup. Puis on repart sur 3 semaines bien dures avec au milieu le Half de Doussard. Ce sera ma course de référence, il va vraiment falloir que je m’attache à tenir mon plan de route, (watt callés à 300) pour faire une belle course à pied. Depuis le temps que j’espère un jour bien courir. puis il restera 2 semaines de récup avant Nice et ce sera le grand jour.

Y’a plus qu’à.

 

 

Saintelyon 2013 – jusqu’au bout de la nuit

Allez, un petit CR rapide et quelques stats de l’aventure du WE.

La préparation en course à pied depuis Hawaii :

Une prépa plus que limitée avec 2 sortie de 3h00 dans les 15 derniers jours. Une allure en trail à 10km/h qui parait réaliste. Mais je comptais surtout sur mes acquis et mental pour terminer sans trop de bobos.

A noter, la sortie avec Endurance Shop Grenoble le samedi soir il y a 15 jours, une vraie répète nocturne de 3h00 qui m’a permis de bien appréhender le rythme à adopter, plus le partage d’expérience avec les autres gars.

Les objectifs de course :

  • moyenne horaire 10km/h, soit environ 7h30
  • Place au scratch autour de la 100ieme (au vu des classements des années précédentes) – un peu plus de 5000 participants
  • Cardio cible : 140
  • ne pas s’emballer au début, ne pas hésiter à marcher en montée si cardio > 150p
  • ne pas se blesser

Le résultat en graphique :

Quelques commentaires :

départ rapide, mais prudent. Débloquage de l’alarme cardio (fixé à 145) au bout de 10km, … ça n’arrétait pas biper.

Les jambes lourdes apres 40km, et au bout de 50km, un second souffle  qui permet d’aller chercher 1 à 1 les coucurrents devant moi. Au ravito à 7km de la fin, je pointe à la 100ieme place, mais les 7 derniers sont un enfer, les jambes ne répondent plus, le genoux coince, les chevilles font mal. Je termine comme je peux en petite foulée sans jamais s’arréter, mais je laisse passer 25 dossards noirs.

Résultat tres satisfaisant, plutot inespéré vu la préparation. Maintenant repos, réparation (ya le tendon d’achille gauche qui couine un peu, mais ça va rentrer dans l’ordre avec un peu de repos).

Quelques mots en vrac : Question ambiance, super ligne de départ, plein de lumières, la musique à fond, ça réchauffe, car à minuit et pas loin de zero degres ça calme. Pas de vent ni de blizard glaciale, mais de la neige, des plaques de glaces,  de la boue, des ruisseaux, les pieds mouillés, de belles gamelles autour de moi (une seule petite chutte pour mar part, mais bcp de belles frayeurs). Une ancienne connaissance retrouvée sur la ligne de départ et doublé juste avant Soucieux : F Merciris  :o)   , des encouragements tout le long du parcours meme en pleine nuit, toujours sympatique, une arrivée sur lyon illumée de mille feux  : radieux et inoubliable, un ciel étoilé magnifique et dégagé, la montée du bois d’arfeuille à 4km/h en poussant sur les genoux avec les bras … je comprends pas comment le premier arrive à sortir 13km/h de moyenne dans ces portions … ah si, il suffit de regarder son carnet d’entrainement sur son blog !

Bref, c’est bien chouette, mais pas l’envie de remettre ça tous les ans, les ironmans s’est quand meme plus facile, et nettement moins traumatisant !

Allez, désormais, focus natation, et on rattaquera la course en Janvier.

Triathlon de Paladru – format half par équipe

Plus que 3 semaines, un gros week-end, et 2 semaines de récup avant le big day.

Ce week-end, c’était une petit test : un half, mais par équipe. Une équipe montée il y a presque 6 mois : Nicolas, Raphael, Yohan, Yannick et moi. L’objectif était simple, le podium, (l’équipe favorite semble intouchable), avec une stratégie sans faille: a fond, a fond, a fond.

Natation : a fond pour moi, mes coéquipiers essayent de me protéger, de me pousser, comme ils peuvent, mais c’est toujours pas mon truc. on fait tout de meme le 6 ou 7ieme temps, mais à 2’30 des vainqueurs. As planed.

Vélo : a fond dès le début, ça roule tres fort, je suis à +160puls au cardio, je leur annonce que ça ne va pouvoir durer, du coup, on coupe un peu les gaz au bout de 10km. Ensuite, les watts reviennent, ça relaye pas mal, mais raphael coince un peu sur les bosses. On s’attend et on rentre au parc à 5. 2min30 encore des vainqueurs, mais 2min d’avance sur les autres, 2nd Temps. Contrat rempli.

Course à pied : c’est là que la stratégie d’équipe foire un peu, notre gazelle : Yannick, n’arrive pas à repartir coincé par un lumgago. Les Osthéo n’arriveront d’ailleurs pas à le remettre sur pied tout de suite 🙁  . Notre traileur, robuste comme un roc, coince également, attaqué par des crampes et finalement, Raphael, apres avoir tirer la langue tout le vélo, se voit attribuer le pire rôle : etre le troisième homme qui courre. Mais finalement, on courre pas si mal, à 4’24 au km sur les 18km du parcours qui comptaient de beaux chemins cassants surtout sur la fin.  On se motive, on le pousse jusqu’au bout : chapeau l’artiste, il n’a pas baissé les bras. Nicolas serein arrive aussi frais que moi.

Finalement, objectif  loupé, mais une belle aventure à 5, avec des rebondissements, et de chouette sourires à l’arrivée. Pour ce qui me concerne, c’est finalement mieux ainsi, cela m’aura fait une bonne séance de vélo enchainée avec un semi à l’allure IM. Quelques tiraillements aux tendons qui datent de la séance de la semaine dernière, mais un peu de glace et de repos et tout devrait rentrer dans l’ordre.

Résultat final

  • 1 – TMT 3h30
  • 2 – Mach3 : 3h38
  • 3 – Asvel : 3h40
  • 4 – Echirolles : 3h42 (nous)
  • sur 110 équipes environ

 

 

Sur le début de la course à pied, lorsque nous sommes encore 4.

IM Frankfurt 2013 – suite et fin

pour ceux qui ont loupé les deux premiers épisodes :

natation, je me bats un peu avec les teutons qui rivalisent à coup de pied, vélo, je me bats toujours, mais contre ma guibole qui se contracte toute seule. Apres un peu moins de 6heures d’effort me voila de retour pour chausser les runnings.

 

Entre temps j’ai pu croiser Delphine, Olivier, Valérie, déchainés derriere les barrieres,  et sortie de la tente de transition, je les retrouve à nouveau, ça donne la motivation. Mais rapidement, le Garmin me rappelle à l’ordre, plus de 15km/h, ça ne va la tete!!, bref, je me calme, je laisse passer l’euphorie et me calle pour une séance de VMA longue dictée par le Garmin (montre GPS pour les novices),  21*2000 sans récup.

 

la fin est dure dure …

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Les premières séries se déroulent bien mais vers la 10ieme, ça commence à etre sur, voir le graph ci dessous

Je ne cesse de me répéter : « le plus dur c’est de s’arréter », merci manu – « allez xav, ne lache rien, tu vas au bout », merci olivier et à chaque fois que je baissais un peu les bras, je me disais que si tous ceux qui étaient derriere leur PC ce jour là pouvait etre là, et bien ça ferait un paquet de monde que je n’ai pas le droit de décevoir, bref, the show must go on. Meme si ma guibolle continue de tirer que les autres muscles et tendons commencent à se raidir, il faut aller au bout. Je ne m’entraine pas depuis 6mois pour rien.

Je demande à une concurrente pro, partie 15min avant moi, en combien elle espére terminer, 9h20 me répond telle, 9h20-15min = 9h05 … bref, je suis encore dans la course, il ne faut surtout pas marcher.

Je m’autorise quelques pauses lors de ravito, de l’eau, du coca, du sel, un gel et une éponge et ça repart. Les gestes ne sont pas tres réfléchis, mais le protocole fait effet, ravito apres ravito, la machine repart …. ou du moins de s’arrete pas !

Le troisieme tour sera dur à nouveau. Je débranche le Garmin, l’alarme programmée à 4’30 / km ne cesse de râler,  du coup, je passe en mode classique : une bip automatique pour me donner le temps tous les 500m.

Sur la ligne (il y a 4 tours en tout), je recroise mes supporters, ça m’aide à tenir, je pense aussi à tous ceux restés en France, la famille proche, les amis, les potes du club, les collègues, bref, il faut continuer.

et si on met bout à bout les deux graphs, on voit clairement que les 20 derniers km ont été dur dur …

Le dernier km arrive enfin, la délivrance. La plus belle finish line du circuit IM selon certains, j’en ai pas fait assez pour juger, mais une tres belle arrivée entre ces batiments historiques de Frankfurt, et des spectateurs de part et d’autres à n’en plus finir. 9h14, c’est fait ou presque. Il ne reste plus qu’à attendre le classement, mais ça devrait passer, l’an passé la barriere horaire pour Hawaii était à 9h22.  Delphine me rejoint apres la ligne d’arrivée, génial. Je suis rincé, vidé, creuvé. Des bénévoles m’accompagnent au ravito, vestiaire, un petit passage par la case croix rouge pour un check up, mais tout va bien.

 

Merci à tous ceux qui m’ont donné le gout, la force pour aller au bout, pour aller décrocher cette part de rêve. Inaccessible, impensable, c’était ce que cela représentait pour moi il y a quelques années, mais là, c’est fait !

Nous avons la confirmation du classement par SMS via Jean Luc , du coup, je retourne chercher le certificat, y’a plus qu’à booker les billets d’avion!

Quelques jours tard, le retour à grenoble, retrouver les collegues, compter ses exploits, remercier tout le monde. On en parle meme dans le journal local !

… la suite dans de nouvelles aventures !

IM Frankfurt 2013 – Compte rendu

Encore une superbe course organisée au milimetre par nos amis outre-rhin. Pres de 1million de spectateurs, en particulier ma copine Delphine et mon vieux pote d’enfance Olivier !! Bref, de belles conditions pour réaliser une bonne perf.

Le voyage : départ le vendredi matin de grenoble, quelques 7heures plus tard, apres avoir roulé tantot à 100km/h en suisse puis 170 en allemagne, nous voila arrivés à Frankfort à 95km/h de moyenne finalement.

Sur place on retrouve rapidement Lionel et Marie avec qui nous partageons la chambre. Mon ancien président lorsque j’étais à l’ASVEL. Premier coup de  chaud lors du briefing lors que je vois tous ces gaillards allemand, affutés comme des lâmes, bronzage ultra black qui démontre au moins 5000km de bike, et déjà, certains se balladent avec leur belle monture chaussée de lenticulaire et coiffés de casque de chrono. Difficile de garder la confiance, je me répète : surtout, reste concentré. Ca me fait ça à chaque fois, on sent que ici, les gars ne sont pas venus pour rigoler, c’est pas la coursette régionale du quartier.

Je sais au fond de moi que je vais tous les doubler, mais bon, le doute s’installe.

Samedi soir, idem, à la pasta party, du monde de partout, tous parés de leur dernier T-SHirt Finisher, venant des 4 coins du monde pour espérer décrocher le précieux césame hawaien.

APres une nuit agitée à l’auberge de jeunesse, en descendant les escaliers, je ressents une vive décharge dans le quadri. Tiens, comme au stage en Espagne apres avoir conduit la voiture. Pas d’inquiétude ça va passer. Mais apres un bon massage puis un tour de vélo, ça tire toujours, comme une crampe ou contraction permanente.

L’apres midi sera passée au dépot du matériel , la encore, bon coup de stresse en regardant les vélos des concurrents, c’est pire que l’Euro Bike (le salon avec toutes les nouveautés en terme de vélo), des p5, des SHiv, du Di2, des freins hydraulique et des lenticulaires de partout. C’est vraiment hallucinant la course à l’arme de guerre (…. bon je peux parler avec E118!!, bon eux, c’est pire encore!)

la soirée est passée en ville, petite biere entre amis, visite du village de départ et pasta party à l’auberge de jeunesse.

5h de sommeil plus tard, voila une longue journée qui démarre. J’avais tout préparer les affaires, le petit dej, le soir, il n’y a plus qu’à dérouler : d’abord le pied droit, puis le pied gauche, puis la montre, puis le sac …. bref on exécute le plan.

5h30 nous voila dans la navette direction le départ, un dernier bisous et hope, entrée dans la fosse, dans le parc à vélo pour enfiler la combinaison.

Je m’applique à faire un long échauffement d’au moins 20 minutes. Tandis que le départ est donné pour les Pro à 6h45, je commence à m’approcher de la ligne de départ, JL m’a dit de m’accrocher et d’etre ne premiere ligne. 7h00 : le coup de sifflet est donnée pour notre vague : 2500 furieux se dirigent vers une bouet placée pres de 1000m plus loin. Le virage resserre tout le monde, et autant au début j’avais bien nagé en ayant l’impression d’etre seul, autant je sens apres ce rétrécissement la pression montée. Je me prends d’ailleurs un grand coup par un autre concurrent. Heureusement que j’ai des lunettes souples.Je sors de l’eau pas trop essouflé, content d’avoir bien nagé et jette un coup d’oeil au chrono : 1h01 … flut … meme temps qu’il y a deux ans ou que l’an passé.

Bref je suis abonné à 1h01 … je réfléchirais l’an prochain à changer quelque chose, mais c’est pas encore ça. La différence par rapport aux années d’avant, c’est que je sors tres relâché.

Je grimpe la petite coté, et là, ma cuisse se remet à contracter, j’enfourche mon vélo et là c’est pire, j’arrive pas à pédaler. Je me dis à ce moment là que la journée sera longue… je décroche une dédale et commence des étirements, puis j’essaye de pédaler sur le petite plateau. Je commence meme à me faire doubler à vélo ….

mais finalcment, cette contracture ne m’embete pas trop, meme si elle est présente. Je la sens juste lorsque je relance en danseuse. Question vitessse et cardio, tout se passe impeccablement. Le cardio est à 140, ce qui ne m’empeche pas de maintenir le 38, 39 de moyenne sans trop forcer. C’est la premiere fois que je suis si bas en course : Klagenfurt : 148, Doussard : 152, Cublize : 145, mais cette fois, ci je suis convaincu que je suis dans le vrai : 140 c’est justement mon premier seuil ventilatoire, celui ou je ne produits aucun lactate. Finalement les kilometres passent, et je continue à doubler des triathletes par dizaine. C’est pas loins de 500 concurrent que je vais remmonter m’a-t-on dit !

le graph ci dessous montre les cadense aux alentours de 90, la fréquence cardiaque : 140 au début, 130 à la fin. et le profil  vitessse moyenne par 10km.

… la suite et fin bientot.

Doussard … 3ieme édition

Cette course était importante pour moi à plusieurs titres :

Cela fait 3 ans qu’elle marque le mois de Juin et le début de la préparation spécifique pour les Ironmans de Juillet, c’est donc une référence. En 2010 j’avais fait un gros vélo, puis coincé sur les 10 derniers km et une cap et natation moyenne. En 2011, j’avais peu de bornes et du coup, à nouveau coup de bambou en vélo et plus de jus à pied.  Cette année, c’était un test, j’espérais rentrer dans les 15, comme il y a deux ans.

C’était aussi une journée particuliere car mes parents ont fait le déplacement. Je leur avais dit que j’essaierai d’etre pas trop mal et de faire un peu le spectacle. Delphine et les filles étaient également venues avec les vélos pour me suivre sur la partie pédestre.

Le départ est donné dans une eau gelée, 13,5°C. La stratégie anti froid : cagoule, creme chauffante, graisse à traire sur les joues. Finalement c’est pas si terrible et je fais une de mes meilleurs natations en sortant dans les 30.

Ma mère m’a fait rire en étant toute fière d’avoir trouvé son fiston parmi 600 pingouins en combine noire et bonnet jaune. Ils sont arrivés en effet juste avant le départ. C’était sympa de se voir la.

Ensuite, le vélo démarre, j’ai vu Nico partir lorsque j’arrive. On a fait le trajet ensemble, pour lui aussi c’était une journée test. Finalement, je roule pendant 1h00 avec Nico en point de mire à 20secondes devant moi et on remonte petit à petit tous les concurrents. On bascule au col en 5 et 8 ieme position. Dans la descente je finis de revenir sur Nico et l’heure suivante se résume en une belle partie de manivelle durant laquelle nous remontons en 3 et 4ieme place. C’est la premiere fois que je roule comme ça en tete de course avec quelqu’un de mon niveau.  Ca permet de mieux gérer.

Nous arrivons donc ensemble au parc à vélo avec pres de 3min d’avance sur les poursuivants. Les 2 premiers ont pres plus de 5min d’avance et semblent intouchables. Pour l’anecdote, je prends un gros relais sur le dernier kilometre et finalement je perds toute mon avance en me trompant de chemin. Pire, lorsque j’arrive au parc à vélo, je détache mon casque trop tôt, l’arbitre viendra alors me rappeler à l’ordre avec un carton jaune … ça m’apprendra.

La course à pied démarre, je cherche du regards mes parents ou Delphine … personne … zut j’ai été trop rapide 😉  J’essaye de suivre Nico, mais il est dans un bon jour, je n’arrive pas suivre, je le laisse filer et m’attarde un peu aux ravitos pour me refaire la cerise. Je crains toujours un retour par l’arriere. Sur la partie pédestre, les jambes reviennent, les groupies aussi … toute la famille me suit en vélo! Beaux moments partagés. Moi je sers les dents, car j’ai d’affreuses ampoules sous la voute plantaire … ça m’apprendra à vouloir gagner 15secondes sur la transition en zappant les chaussettes!

Mais finalement je tiens bon et arrive plus de 3min apres Nico qui s’est offert une superbe 3ieme place.

Un autre copain fera le troisieme, ce qui nous permet d’atteindre la 2nd place par équipe. Une belle course avec des résultats encourageants.

Quelques notes sur la course :

sortie de l’eau cardio 155, et il ne descendra jamais! FC moy 152 sur le bike.  Aucune dérive cardiaque … j’étais dans un bon jour. Peut etre un peu haut car sur la course a pied, encore du mal à démarrer. Il faudrait plutot viser 145/148.

Pour l’alimentation, un grand bidon avec 60g de poudre, 180g de malto, un jus de citron, 1c à café de sel. Impecc, ça passe bien RAS. + 1/4 de powerbar par 30min.

A pied, j’ai pris un gel par 30min.

Valence, … 5 ans plus tard

En 2008, a peu pres a la meme époque, je participais au triathlon de Valence.

J’ai tenté une petite analyse d’écart par rapport à la tete de course (grosso modo, une moyenne du TOP10 par discipline) :

* discipline / écart en 2008 / écart en 2013

* natation + T1 / 3’50   / 2’25

* velo + T2 / 2’02  / 2’10

* course / 5’05 / 2’00

Conclusion …

incontestablement, meme si je rame encore un peu pas mal, j’ai travaillé mes deux points faibles : Natation et course à pied.

NDLR, cette année, j’ai fait une T1 catastrophique, mais en 2008, je n’ai plus de souvenir.

En vélo, les chiffres sont sans équivoque … je me mantiens le niveau …. pourtant avec un vélo de chrono et un casque aéro ça devrait aller plus vite, non? … bref, en tous les cas sur un parcours comme celui de valence, ça n’a pas l’air d’etre évident !

Et c’est surtout sur la course à pied que les progres sont bien réels. plus de 60% de gain en 5ans … et encore, je trouve que c’est trop court, ce n’est qu’au bout de 2km que je commence à retrouver des sensations, les 2 premiers km étaient comment dire, … dur dur !

Sinon sur la course en elle meme de cette année, beau temps agréable, un peu venté, une trentaine d’échirollois au départ. Dont Delphine : son premier tri en individuel, et Emma qui tentait l’aventure en catégorie poussin. Vu l’eau frisquette (17°C), les arbitres ont laissé la possibilité aux petits de couper la partie natation et de rejoindre la troupe parmi les derniers sortis de l’eau de la natation… pour une premiere c’était quand meme mieux ainsi !

… démarrage qui (r)assure!

la saison est donc bien partie, ce dimanche, avec le triathlon sprint par équipe de saint marcellin.

En équipe avec PJ, Romain, JL et Raphael, le plan est de partir tranquille en 1’30 avec PJ en poisson pilote,  puis d’assurer un gros vélo, avec surtout Jean Luc aux commandes et de finir comme on peut, je suis sensé etre le 3ieme homme à pied.

Finalement, rien ne s’est passé comme prévu, sauf la fin …  Ca part tres vite à 1’20/100m, je tiens 100, 200 puis explose. Je trouvais sur le coup que j’avais mal aux bras. Bref sortie de l’eau en 10’20 apres 700m, ce qui reste honnete. Puis des le premier virage, on perd un homme, erreur de direction, on l’attend, et des la premiere bosse on perd Jean Luc, on ne l’attend pas.  Ca commence pas mal.

Apres ces premiers kilomètres de mise en Jambe, je finis par retrouver mon rythme et commence à appuyer. Le E118 est une pure merveille, ça roule fort, ça renvoie bien, et aucune frayeur dans les virages, contrairement au E112 l’an passé. La fin est en faux plat descendant, puis du plat, et on trouve encore le moyen de se planter de route dans le meme virage mais dans l’autre sens, que à l’aller.

Bref, on pose le vélo à 4, et les ennuis commencent. Je sens que ça tire dans le ventre, point de coté, pas possible de courir trop vite, on n’est quand meme à 3’30 au km, puis 3’40. Et finalement je m’accroche à 10m puis 50m de mes 3 coéquipiers partis à l’avant. Je fais la jonction à mi course, réussi à  retrouver le rythme. Un peu comme pour la partie vélo, il me faut un peu de temps d’adaptation et finalement, les dernieres 5min se passent plutot bien pour moi… . La ligne d’arrivee pointe enfin son nez, 3ieme temps au scratch. Classement inespéré quelques heures auparavant.

De leur coté, les 2 équipes filles d’échirolles font 1 et 3ieme, super journée, qui se termine pour ma part avec 90km de vélo pour rentrer sur grenoble.

La saison est belle et bien partie !

 

Ca glisse ?? !!

Ce dimanche, levés 06h45, 30min pour etre pret dans la voiture, pour récupérer les copains à 7h30 sur le parking.

… qu’es ce qu’on fout là, le thermometre indique un peu en dessous de zero et un léger vent se fait sentir. une heure et quelques glissades plus tard (je me suis pris pour alain prost), nous voila à Meaudre, départ H-1, il faut récupérer les dossards, se changer, … mais qu’est ce que ça caille. Vent glacial, poudreuse fraichement trombée et quelques 300 fous comme nous, pour nous rassurer qu’on s’est pas perdu !

bang, le départ est donné à 9h30 comme prévu et tres vite on comprend que courir avec des baskettes sur la neige molle, c’est pas une course classique, et oui, avec la neige, comme en voiture, … ça glisse, (d’ou le titre). Bon j’arrive quand meme rapidement à me glisser devant et me coller derriere un  bon lievre, je pose mon pied droit dans ses empreintes, et le gauche suit! magique , hop hop hop, on commence à monter. finalement, je fais toute la course dans sa roue, on est en 3 et 4ieme position. Derniere montée, devant ils ralentissent, je pense qu’ils se regardent, on revient, ils marchent et 4 de derrieres rattrapent les wagons. Apres avoir été seuls dans la foret, en s’enfoncant de 30 ou 40 dans la poudreuse sur un chemin balisé sur les arbres mais non tracé au sol, nous voila 8 en train de marcher dans une grande pente avant de basculer. Il reste environ 3 ou 4 km, descente, faux plat et plat.

Mais là, ça part fort, et j’ai du mal à suivre, je glisse avec mes semelles lisses, tandis que devant, équipés de crampons ou chaines à neige, pour chaussures, ils filent. Un 8ieme homme me rattrape à 1KM de l’arrivée, c’est plat, mais toujours recouvert de cette neige meuble qui ne facilite rien. Content d’en terminer, 9ieme quand meme! Arrivent Olivier, Violaine et Delphine quelques temps apres. Puis apres l’effort, le réconfort : un super buffet campagnard, soupe, saucisson, fromage,  cake maison, gateau maison, et tombolat avec des lots à gogo. Bref, à refaire (… surtout s’il y a du soleil !!), mais pour une premiere course sur neige, c’est vraiment une super expérience.

3 février 2012, http://www.capvercors.com/capvercors7.1.html

Marathon beaujolais 2012

Pour cloturer la saison, quoi de mieux qu’un bon petit marathon festif, embarqué lors d’un WE familiale?

En plus, j’ai été intégré dans une équipe Endurance Shop avec deux autres coureurs de Villefranche. Bref, Dossard Elite, un peu la pression de ne pas exploser en vol pour ne pas mettre par terre les aspirations de podium de notre partenaire et au final, tout s’est presque déroulé sans accroc.

Une super ambiance dès la ligne de départ, des bénévoles de partout, 800 bénévoles pour 8000 coureurs, et un parcours dur, mais original et magnifique, de belles couleurs d’automne, on traverses 3 ou 4 domaines viticoles, on descend dans les caves des chateaux par des escaliers, on traverse un jardin à la francaise et on termine par les halle de villefranche et une super finish line. En cadeau, une bouteille et un test vin. RAS.

Pour la course, le plan était, départ comme à l’entrainement, à 15à l’heure et essayer d’en garder pour la fin qui s’annonçait dure.

Départ tranquille, bien déroulé en 3’30 puis 3’45 au kil. Ensuite je temporise et trouve un bon rythme comme à l’entrainement à environ 3’58 au kil. ainsi, les 5, 10, 15 … jusqu’au 30ieme s’enfilent, en serrant un peu les dents, mais ça passe, toujours sur une base d’un peu de moins de 4’00 au kil. puis arrive le mur du 34ieme, faut dire que c’est un vrai mur, un bon faux plat montant de 4km, puis une descente qui casse bien les jambes, bref, je perd 8min au final dans les 8derniers km et je termine en 2h56, bien content et les quadriceps tétanisés, les mollets dur depuis le 20ieme.

Au final, premiere place sur le podium par équipe, trop content. Mais qu’est ce que ça fait mal.

Si on revient sur la préparation, il faut dire que c’était du tres court :

* j’ai pris la décision de m’inscrire 4semaines avant.

* le we à S-3,  j’ai fait sous la pluie et la neige, une bonne sort

ie bourrin : 15km à 4’25, (FC128) puis 15km à 3’55. (FC 155).

* et sinon les 3 dernieres semaines, j’ai fait de l’allure.

tout le détail ici :

Plan entrainement course a pied des 6 dernieres semaines

Embrun 2012

A compléter : petit CR du 15 aout 2012.

Apres Roth, la forme étant là, et ayant bien récupéré, disons, qu’il n’y a pas de bobos, je profite de la forme du moment pour me lancer dans un vieux rêve : Embrun.

Une prépa accélérée : Roth / 1 semaine de recup / 3 semaines d’entrainement avec du fractionné en bosse (le murier) et 3 sorties longues de montagne (type 130km  3000D+).

Question matériel, j’ai hésité entre le vélo de route et l’argon, finalement mon choix se portera que ce dernier. De vielles douleurs sur le facia lata sont revenues avec le vélo de route et finalement, l’argon ne grimpe pas si mal. Si c’était à refaire, je garderai mon choix, il m’aurait fallut plus longtemps pour m’habituer au route et en tirer des bénéfices. Si je devais préparer Embrun et que ça, je le ferai en vélo de route avec de nombreuses cyclosportives en préparation, environ 7h00 de vélo, c’est long!

J’arrive donc en toute décontraction au camping avec une copine Delphine (un grand merci encore!) qui a géré Maelle (ma fille) durant cette aventure. On profite de la plage, des potes, des animations dans la ville. Le lendemain matin,à 4h00 debout, en fait j’étais réveillé depuis 2h30 … nuit tres courte donc. 6h00 le départ est donné dans le noir, on m’avait prévenu, ça passe pas trop mal, mais jusqu’au bout ça continue à batailler.

Bref, 1h01 apres le coup de pétard, je sors de l’eau, saute sur ma monture et commence à remonter les files de vélo, tel un saumon remonte dans son ruisseau. Sortie environ 200ieme, je me retrouve dans les 60 au pied de l’Izoard, et là les ennuis commencent. C’est dur, ça monte et mon dos me fait terriblement souffrir. Bref, je dois meme m’arréter dans la montée, mais c’est avec bcp d’émotion que je découvre ce col mitique, que j’avais vu maintes fois sur le petit écran en juillet.

En bas du col, je crois Mathieu, le président, je m’arrete 1 min pour bavarder un peu, expliquer que « p… c’est dur! », mais le retour s’annonce dur dur également.

plus tard, dans la montée de Palon, je croise Delphine et Maelle, je m’arrete pour un bisou. Maelle est tout contente et fier de son papa! Je les recroiserai un peu plus tard dans la vieille ville d’embrun. Et arrive les 10 derniers KM, qui n’en finissent pas, le parcours monte, remonte et remonte encore et pendant ce temps, je pleure de douleur, mes gros orteils ont  gonflés et me font trop mal. J’ai trop peur de l’abandon forcé, ce serait trop dommage. Quand je bascule enfin, il ne reste que de la descente, mais ce seront les pires kilometres, chaque secousse est un enfer sous plus de 35°C à l’ombre.

Je chausse les basquettes, enfin, c’est la délivrance. Je repars tranquillou à 5min/km, ça va, je suis autour de la 100ieme place. ça va pas mal, mais comme cela m’est déjà arrivé, erreur d’aiguillage, manque de lucidité, je me paume sur un croisement et je commence à refaire une boucle déjà faite. Hop, les fils se reconnectent …. demi tour, et je redouble à nouveau les memes  … pas top pour le moral. Mais je sais qu’a l’arrivée, une petite fille m’attend et que plein de potes sont derriere leur PC, alors, hop hop, on repart.

Arrive le 30ieme km, toujours aussi chaud, dans une zone sans ravito pdt 5 km, et la c’est l’erreur, je m’allonge à l’ombre, et jamais je ne repars, bref, c’est dur dur, je perds une bonne demie heure, mais ensuite, je repars avec un compagnon de fortune à 8km/h, puis ça revient, je me réalimente, je fais un mélange sel/coca et je termine ainsi à 13Km/h les 7 ou 8 derniers km. Arrivée en fanfare, en pleine forme finalement, main dans la main avec ma fille.

Bref, c’etait une longue journée.

Ensuite, massage, récupe, ravito et on va chercher un resto dans la vieille ville, on y croise bella bayliss, triathlete Pro, super sympa ! On discute un moment, puis énorme Pizza.

Au final, 12h49 d’effort (1:01 / 7:15/ 4:26 + transitions), 101ieme, un super souvenir, ca c’est fait. J’ai vu cette épreuve en 1992, et c’est ça qui m’a donné le gout de l’effort, je m’étais dit « quand je serai grand je ferai ça! ». Un grand merci à tous ceux qui m’ont pris pour un fou, à tous ceux qui m’ont encouragé, à ma famille, a Delphine B. qui m’a soutenu depuis l’Irlande, a tous les potes blessés, à Delphine P qui a assuré la logistique avec Maelle, et enfin à ma fille , supportrice malgré elle  😉  …

roth … un mois deja

ça a passé vite, Roth c’est derrière nous,, un belle histoire un peu longue a raconter dans tous les détails.

Une ambiance phénoménale, une organisation sans faille made in germany, meme l’armée a été mise à contribution, et des supporters et accompagnateurs au top. Meme à 4h00 du matin pour le petit dej ils étaient là aussi motivés que nous.

En quelques mots :

il y a un an, engagement en SUB9, avec 9 autres copains qui partent dans l’aventure. FInalement nous serons 8 à faire le déplacement, petite pensée pour les absents.

Une préparation tres limite, sur 10 semaines 2000km de velo et 500 à pied avec un gros pic de charge le dernier mois (3 semaines à presque 20h).

Finalement objectif revu a la baisse à 9h30.

On part avec nico en premiere vague à 6H30, sortie de l’eau en 1h02, pas une minute de gagnée par rapport à l’an passé, un peu deçu, mais la natation cela ne s’invente pas. Pour le velo, je pars allure FC145, mais finalement c’est preque trop vite par rapport à mon entrainement et si le premier tour se boucle a plus de 38 de moyenne, le second est plus dur, pres de 15min de perdues. Conclusion, partir encore plus doucement la prochaine fois et finir plus fort, c’est là que  les écarts se font. Je pose le vélo un peu vidé, FCmax 135, le cardio bridé.  Mais là, le miracle se produit, je repars à pied directement en 4’15 au kilo et FC 145, ça dure 20km et la fin est un peu plus douloureuse. quasi un quart d’heure de perdu sur le dernier kil. Pourtant tout le long , du monde, du monde, pas le droit de bacher.

Le plus énorme, c’est le Solar Berg, je genre de truc à faire au moins une fois dans sa vie, j’ai encore des frissons rien que d’y penser.

Au final, 9h30, un plan presque sans accros, ci ce n’est que mes courbes cardiaques sont des gros pétard mouillés en bike et cap. Va falloir étudier ça sérieusement si je veux continuer la course au SUB9. Ce n’est pas pour cette année !

Du coup, nouveau dossard pour 2013 : Klargenfurt et pour finir 2012 comme il faut : embrun le 15 aout, sprint par équipe de vaux et half par équipe de paladru. Ensuite, repos, muscu, cardio …

quelques enseignements apres Roth :

* alimentation : bidon chargé à 2000Cal, + quelques barres : c’est pas mal.  Riz et pates pdt 2 jours avant, et sans extra!  c’est passé nickel, pas de pb de bide pour partir sur le marathon

* allure et FC : ne pas hésiter à partir vraiment tranquille, je finis toujours par le payer par la suite, donc faut que je me le mette en tete : Part doucement !

* entrainement : pas assez d’HT et pas assez de bosse pour débrider le cardio ( en ce moment je fais du 4*10min en bosse (murier) cardio 150/160 et ça paye, j’ai pris de la force et le cardio est débridé)

un grand merci à tous les potes d’Echirolles pour s’etre fait embarqué dans cette aventure, bravo aux rookies, énorme merci aux supporters, spéciale dédicace a Delph, et toujours une grosse pensée à tous les potes d l’Asvel qui m’ont donné le gout du long.

Compte rendu Doussard 2012 LD

le WE dernier c’était donc le LD Half de Doussard. Une bonne prise de référence puisque l’an passé je l’avais déjà fait.

Le résultat est completement différent de l’an passé +13 minutes et 50ieme au scratch cotre 15 l’an passé. Plutot content, je m’attendais à carrément pire.

question entrainement, voici les chiffres 2012 versus 2011 à la meme epoque

Natation : 40h versus 53h

Course à pied : 25h versus 50 h – une préparation marathon en moins!

Home trainer : 8h versus 20h

Velo : 44 h versus 45 h – mais la grosse différence c’est qu’en 2011, j’avais déjà 6  sorties de type PMA contre une seule cette année. Par contre, bcp plus de sorties longues cette année

On est plus de 500 au départ, sous un soleil presque radieu( mais ça ne durera pas). Delphine est venue avec les filles m’encourager, trop sympa! Le départ est donné, je garde mon calme, plus serein que les années d’avant et du coup je reste lucide, bien gainé. Bilan 30minutes, 50ieme, comme l’an passé.

Parcours vélo toujours roulant au début, je sens bien que ça va moins vite que l’an passé, j’ai moins de puissance, seulement une seule scéance de PMA. Mais finalemenet, pendant les 15premiers kilometres, je maintiens le 165puls, puis je stabilise à 155, j’arriverai à le maintenir plus de 2h00. Je n’aurais pas parié un centimes sur cette perf 2 jours avant ! Dans talloire je recupère toute la troupe : JL, Gildas, Gerbox, Yannick. Je me permets meme une pointe à preque 70 en faut plat, la nouvelle roue 808 fonctionne bien! Ensuite, je me calle sur un coureur d’Aix qui m’a l’air assez raisonné (plus que moi!). Question fréquence de pédalage, j’ai pas de compteur, mais ça tourne bien à plus de 100. Je coince toutefois sur les 4 derniers km, un peu comme l’an passé, mais en moins pire, mais au final c’est +5min par rapport à 2011.

l’enseignement c’est q’il faudra se caller à 150/152pulse pour Roth et ne pas attendre 15km pour faire descendre le cardio.

Je le paye ensuite à Pied : impossible de démarrer, je me traine comme un limaçon à 11km/h. Je ne cherche pas non plus à me déglinguer, la cheville tire toujours un peu, la hanche gauche grince aussi, bref, il faut se ménager. Bilan + 10min versus 2011 et 30 places de perdues.

Au final 50ieme, 17ieme tps à velo, c’est toujours ça de pris, mais de bons enseignements en attendant le 8 juillet. Les WE à venir vont etre tres sport !

Un Grand merci à mes supportrices qui ont bravé une pluie diluvienne (ah oui, il a commencé à pleuvoir au bout de min de vélo et ça n’a jamais cessé, il y avait meme un bon vent de face !)